La chirurgie de la glande parotide

, par Dr Julien NICOLA, Chirurgien Maxillo-facial et stomatologue

Les glandes parotides sont situées en avant et en dessous des oreilles.
Elles sont traversées par un nerf (le nerf facial) qui permet de contracter les muscles du visage.
La salive sort par la bouche par un petit orifice (canal de Sténon) situé dans la joue à hauteur des molaires supérieures.

**L’intervention

L’intervention se déroule sous anesthésie générale.
L’incision est située dans un pli juste en avant de l’oreille (comme pour les liftings), elle se prolonge en haut sur environ 1 cm dans les cheveux, et en bas sous le lobe de l’oreille, pour redescendre légèrement dans le cou.
La glande est retirée en partie, ou en totalité, en fonction de l’indication.
Lors de ce geste, le point clé est la préservation du nerf facial, qui se fait dans tous les cas, sauf dans certaines circonstances particulières, notamment les cas de tumeurs agressives « collées » à certaines branches de ce nerf.
La peau est ensuite suturée, et un système de drainage est mis en place.

**Les suites opératoires

L’hospitalisation dure 2 à 4 jours.
L’œdème post opératoire, ainsi que la douleur, sont modérés.
Il faudra prévoir une interruption de travail de quinze jours environ.

**Les risques

  • Une baisse de la mobilité des muscles de la face, habituellement partielle, peut être observée. Elle est le plus souvent transitoire, et le retour à la normale se fait progressivement. Cette récupération peut être lente, et prendre plusieurs mois parfois. Lorsqu’elle touche la paupière, des soins spécifiques sont prescrits.
  • Une diminution de la sensibilité du lobe de l’oreille peut survenir, là aussi la récupération est habituelle, mais parfois lente.
  • La cicatrice est normalement peu ou pas visible.
    Des soins spécifiques seront mis en œuvre, si elle est hypertrophique.
  • Le syndrome de Frey :
    c’est l’apparition, quelques mois après l’intervention, de rougeurs et de sueurs au niveau de la joue, lors des repas. Cette complication, très rare, est liée à un défaut de réinnervation lors de la cicatrisation. Elle est habituellement régressive.

[(

***« Point clé »

Le suivi post opératoire est fondamental après ce type d’intervention, afin de gérer au mieux la cicatrisation
En fonction de la nature du problème, dans certains cas, des récidives sont possibles
La surveillance sera prolongée, et elle sera clinique et radiologique)]